Retour à l'index de la médiathèque
Bibliothèque : romans, contes et nouvelles diverses
Par ordre alphabétique d'auteurs.
Anonymes
- Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée : un document poignant, incontournable.
- Tristan et Iseut : un mythe à redécouvrir tant il a été travesti par sa légende.
- Les mille et une nuits : un peu long (presque trois ans !)... mais à lire absolument !
Douglas Adams
L'extraordinairement drôle Le guide galactique fait partie des incontournables d'une bibliothèque avec de la science-fiction, même si ses suites sont parfois inégales (Le dernier restaurant avant la fin du monde, La vie, l'univers et le reste, Salut et encore merci pour le poisson, Globalement inoffensive)
Hans Christian Andersen
Les Contes (La petite sirène, la princesse sur un pois, La petite poucette, Le vilain petit canard...) sont des monuments de la littérature mondiale. A lire absolument.
Apulée
L'âne d'or ou les métamorphoses est connu de tous ceux qui ont étudié le latin grâce à ce texte... Le lire en entier en français est très intéressant pour comprendre la société romaine de la période de l'Empire, notamment pour la place prise par la magie et les cultes à mystères tel que celui d'Isis. Et, en plus, c'est vraiment drôle.
Nelly Arcan
J'ai lu Putain, le premier roman de cette Québecoise. J'ai trouvé le terme "roman" tout à fait usurpé pour cette sorte d'autopsychanalyse d'une étudiante se prostituant pour rompre avec son milieu familial ultraconservateur : faute de vrai récit, il conviendrait plutôt de parler d'une diatribe contre elle-même et ses clients à coup d'éclairages successifs sur des scènes accumulées sans enchainements ni logique. Je n'ai pas conservé ce livre.
Emmanuelle Arsan
Emmanuelle a fait scandale. Bon. Mais autant le film est daté, kitsch, presque inregardable aujourd'hui, autant le roman reste d'une fraicheur et d'un érotisme gentil très agréables. Intéressant aussi par les descriptions de la société des français d'Indochine à la fin de la colonisation.
Isaac Asimov
Auteur prolifique, je ne l'aime cependant pas pour ses Robots (abordés dans Les cavernes d'acier et dans les recueils I, Robot et L'homme Bicentenaire) ou son cycle Fondation (premier tome). Je n'ai jamais accroché sur ces sagas.
Par contre, ses nouvelles sont souvent à la fois très drôles et très bien menées (quelques recueils : Chrono-Minets, Les vents du changement, Flûte, flûte et flûtes...), généralement introduites par des propos de l'auteur sur le contexte d'écriture, une vraie histoire en soi.
Deux de ses romans hors sagas sont des classiques absolus à lire séance tenante : La fin de l'éternité (mais pourquoi tout finit toujours bien, trop bien, dans l'histoire humaine ?) et Les dieux eux-mêmes (sur la bêtise humaine les dieux eux-mêmes n'ont aucune prise). Trois autres romans sont sympathiques : Les courants de l'espace (un polard centré sur un amnésique), Cailloux dans le ciel (ou comment on peut ne pas avoir de bol et être là où il ne faut pas) et Némésis (la fin du monde ?).
Avec Robert Silverberg, il a écrit le très bon Le Retour des Ténèbres sur l'histoire d'un monde où au moins un soleil brille en permanence, jusqu'au jour où...
Jacques Attali
J'ai lu deux de ses romans : La vie éternelle, roman et Le premier jour après moi. On a beau être un énarque à l'égo surdimensionné et au talent politique certain, cela ne fait pas de vous un bon romancier. Je n'ai pas gardé ces livres.
Margaret Atwood
La Servante Ecarlate raconte la vie d'une de ces femmes dédiées à la reproduction dans une société américaine passée sous la férule d'un régime ultra-religieux. Impressionnant, de la dimension d'un 1984 féministe.
Marcel Aymé
Le recueil Le passe-muraille (Gallimard / Folio) contient une série de nouvelles fantastiques à la fois très agréables à lire, poétiques, et souvent très drôles et cruelles. D'une manière générale, le fantastique permet une critique sociale très acerbe, comme dans le magnifique roman La Vouivre où cette naïade qui ne connait ni la mort, ni le bonheur, ni l'amour, ni le malheur entrainera de nombreux humains à leur perte tout en révélant leurs hypocrisies. Par contre, La jument verte, chronique d'une famille paysanne sous le portrait d'une jument née verte, m'a profondément ennuyé (je ne l'ai ni fini ni gardé).
En dehors de ses grands classiques fantastiques, Marcel Aymé a écrit Uranus, un excellent réquisitoire contre l'hypocrisie sociale dans le contexte si particulier de la Libération et de l'Epuration en 1945 en France.
Un grand auteur qu'il faut redécouvrir.
Richard Bach
Jonathan Livingston le goéland et Le messie récalcitrant sont des oeuvres poétiques majeures du vingtième siècle qui brillent à la fois par leur écriture légère et leurs propos humanistes profonds.
Josiane Balasko
J'aime beaucoup l'actrice. J'ai découvert l'écrivain au travers d'un petit roman comique, Parano Express, où une succession de faits improbables transforme la vie d'un agent d'assurances des plus insipides. Je n'ai pas gardé ce livre.
Patrick Banon
A la manière des Rois Maudits de Druon pour l'émergence de la dynastie Valois, Patrick Banon raconte la chute de Jérusalem et la destruction du second Temple au travers des yeux du célèbre auteur dans son Flavius Josèphe. Très documenté et réaliste tout en restant très vivant et agréable à lire, cet ouvrage n'en reste pas moins un roman biographique imaginant de nombreux dialogues. Flavius Josèphe est un personnage clé pour comprendre cette époque.
Jules Barbey d'Aurevilly
Le bonheur dans le crime suivi de La vengeance d'une femme dans l'édition Librio sont d'une haute qualité d'écriture tout en étant très agréables à lire.
René Barjavel
Ne pas s'arrêter à (voire ne pas lire) Ravage. Je l'ai d'ailleurs supprimé de ma bibliothèque. Le seul intérêt de ce roman pétainiste est d'être l'un des premiers romans de science-fiction "modernes" français (par opposition à Jules Vernes) et qu'il a été écrit sous l'Occupation avec les valeurs de l'époque. Barjavel, l'un des plus grands romanciers français (du point de vue de l'art du récit), a fait beaucoup beaucoup mieux. Par exemple : les magnifiques Les chemins de Katmandou ou Les dames à la Licorne (avec Olenka de Veer), le policier La peau de César, le superbe roman d'amour tragique Tarendol (qui a la double originalité de se dérouler à la fin de la seconde guerre mondiale et de voir l'auteur interrompre le récit avec sa propre vie)...
En Science-Fiction et Fantastique, Barjavel a commis le très beau La nuit des temps, l'excellent Le grand secret, le troublant Une rose au Paradis, l'original Le voyageur imprudent...
James M. Barrie
Peter Pan est à lire absolument. Par tous. Magnifique et magique. Bien au delà du machin pour attardés mentaux produit par Disney.
L. Franck Baum
Le Magicien d'Oz est un conte pour enfants tellement classique qu'il sous-tend beaucoup de films ou de romans américains. Pour le connaître, je l'ai lu à 40 ans...
Hervé Bazin
Je ne possède plus que Les bienheureux de la désolation. Très beau roman évidemment très bien écrit.
Pierre Augustin Caron de Beaumarchais
J'ai un recueil sobrement intitulé Théâtre (Le barbier de Séville, Le mariage de Figaro, La mère coupable). Un classique.
Samuel Beckett
En attendant Godot doit-il être commenté ?
Harriet Beecher-Stowe
La Case de l'Oncle Tom est un classique et un monument de la littérature américaine qui eut une importance historique pour l'abolition de l'esclavage. Mais c'est décidément trop moralisateur (avec notamment les incessantes interventions de l'auteur dans le fil du récit pour donner de grandes leçons) et larmoyant : je n'ai pas pu aller au delà du premier tiers sans m'endormir.
Pierre Béhel
Je possède les oeuvres complètes de cet auteur très prolifique touchant à tous les genres. Voir son site web.
Frédéric Beigbeder
Nouvelles sous Ecstasy est un petit ouvrage court (à peine plus de cent pages en édition de poche) recueillant une série de nouvelles déjantées, que l'auteur prétend avoir écrit sous l'influence de la fameuse drogue des fêtards tout en expliquant à quel point il ne faut pas en consommer. C'est à la fois cruel et très drôle, voire étonnant dans la forme (comme cette nouvelle écrite entièrement sous forme de questions). Jouissif. Ce n'est qu'après que j'ai lu 99 Francs, son premier roman biographique d'un publicitaire désabusé. L'interpellation du lecteur par le "tu" au lieu du "je" d'identification donne son petit effet. Le roman est bien plus cruel et drôle que le film qui en a été tiré.
Tonino Benacquista
Je ne possède que Le Serrurier Volant, un petit roman noir, poétique et drôle, illustré par Tardi : comment un convoyeur de fonds devenu serrurier sauve la femme qu'il aime tout en se vengeant.
Tahar Ben Jelloun
Les très beaux Les yeux baissés ou Moha le fou, Moha le sage, les magnifiques L'enfant de sable, La nuit sacrée et La nuit de l'erreur sont des classiques de la littérature contemporaine et ouvrent les occidentaux (c'est écrit en Français) à la culture du Maghreb ou des Beurs. Les romans suivants font un peu répétition et l'auteur s'est épuisé à force de ne pas se renouveler.
Georges Bernanos
Journal d'un curé de campagne fait partie des classiques de la littérature.
Heinrich Böll
Le désormais classique L'honneur perdu de Katharina Blum n'est pas si inévitable que ça.
Pierre Bordage
Je n'ai de cet auteur prolifique que son uchronie Ceux qui sauront partant du principe que le Parti de l'Ordre a repris le pouvoir en France fin XIXème, mettant en place une dictature royaliste. Si le récit est haletant et bien mené, le principe de l'uchronie n'est pas bien respecté : la dictature mise en place est une sorte de 1984 qui ne tient pas du tout compte des caractéristiques des forces en présence et des causes/conséquences du changement historique institué.
Jorge Luis Borges
Fictions : un recueil de nouvelles (de contes plutôt) absolument magnifiques, plutôt fantastiques.
Pierre Boulle
Même si des films célèbres en ont été tirés en déformant l'histoire (et partant la morale à en tirer), lire La planète des singes et Le pont de la rivière Kwaï reste à la fois très agréable et indispensable à une culture correcte.
Ray Bradbury
Tout le monde a entendu parler de Fahrenheit 451 et du recueil de nouvelles Chroniques Martiennes, peut-être moins de l'extraordinaire L'Homme illustré. Chacun de ces trois livres est à savourer en direct car ce sont de vrais moments à la fois de bonheur et de réflexion. Le meilleur des mondes possibles est un ensemble de petites nouvelles très agréables à lire, poétiques ou fantastiques. J'ai été par contre déçu par le recueil de nouvelles Les machines à bonheur, plus inégal, et par De la poussière à la chair, à mi-chemin entre le recueil de nouvelles et le roman, présentant superficiellement et sans un vrai récit une famille d'immortels étranges.
Emilie Brontë
Wuthering Heights (Hurlevent ou Les hauts de Hurlevent selon les traductions), l'un des romans classiques anglais majeurs, est l'histoire d'une déchéance de deux familles de propriétaires terriens dans une lande perdue face à la vengeance d'un gamin trouvé, aigris par le mépris de ces "gens de bien". C'est surtout la confrontation d'héritiers faibles, gâtés, médiocres, et d'un parvenu décidé. Il n'y a pas de vrai méchant dans cette histoire, pas plus que de vrai gentil ou de morale, point qui provoqua le courroux des critiques de l'époque victorienne. Sur la forme, le roman adopte un principe assez rare dans la littérature : l'imbrication des narrations : le narrateur principal raconte, pour l'essentiel, l'histoire dite par une servante qui elle-même a recours parfois à des récits ou des déclarations de tiers qui, eux-mêmes, parfois, citent d'autres personnages.
Dan Brown
Le Da Vinci Code est absolument médiocre à tous points de vue, sauf quant au marketing : bourré d'erreurs (bon, d'accord, c'est de la fiction, mais tout de même...), d'invraisemblances, de personnages tordus ou stupides qui inventent mille moyens compliqués pour parvenir à leurs fins en donnant toutes les chances aux gentils de gagner... Ceci dit, les réactions outragées de certains chrétiens m'ont choqué. Il ne faut pas oublier que la divinité de Jésus est loin d'être une vérité intangible : ce n'est qu'une croyance facultative... même du point de vue des Eglises primitives.
Frédéric Brown
Si l'auteur fut prolifique, je ne possède que son célèbre et hilarant Martiens, go home ! et deux recueils de nouvelles (Lune de miel en enfer, une étoile m'a dit). Dans Martiens, go home !, on peut critiquer l'arrivée et départ autant brutaux l'un que l'autre des Martiens qui ressemblent à des Deux Ex Machina mais l'intérêt du livre réside surtout dans ce qui arrive aux humains... Les deux recueils de nouvelles sont assez typiques des nouvelles de science-fiction américaines des années 1950-1960, souvent drôles. Malheureusement, certaines originalités à l'époque sont devenues des lieux communs, ce qui gâche un peu le plaisir.
Anthony Burgess
L'Orange Mécanique, c'est bien sûr un film aujourd'hui très daté et kitch de Stanley Kubrick (où le titre n'est pas expliqué). C'est surtout, au départ, le roman le plus célèbre d'Anthony Burgess, une autobiographie d'un jeune voyou dans une société post-moderne (très sarkozyenne finalement) qui finira "rééduqué" puis "ami du ministre de l'intérieur". Le style est marqué par l'omniprésence d'un argot très particulier et l'usage unique de la première personne. Un roman qui marque, indispensable à lire, et dont la fin est sensiblement différente de celle du film.
Howard Buten
Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué est un roman troublant et magnifique.
Dino Buzatti
Le désert des Tartares et le recueil de nouvelles Le K nécessitent parfois une certaine motivation pour les lire. Mais c'est très beau.
Albert Camus
J'aime beaucoup cet auteur, en particulier ses études de personnages. Je possède avec bonheur : L'étranger, La peste, le recueil L'exil et le royaume et La Chute.
Emilie Carles
Une soupe aux herbes sauvages, mémoire d'une institutrice communiste (on dirait aujourd'hui altermondialiste) dans les Alpes, est un de mes grands bonheurs d'adolescent. Mes rubans de la Saint Claude, recueil d'historiettes des Alpes, est évitable.
Jean-Claude Carrière
Il a réalisé un très beau Le Mahabharata, résumé de l'ouvrage hindou homonyme. La controverse de Valladolid est également passionnant à lire, indispensable pour comprendre la colonisation des Amériques.
Lewis Carroll
Bon, Alice au pays des merveilles est un classique à connaître. Voilà. A part ça, bof.
Patrick Cauvin
Le célèbre e=mc² mon amour reste le plus beau roman à ce jour sur les enfants surdoués. Je l'avais acheté et lu après avoir croisé l'auteur, homme fort sympathique aujourd'hui décédé.
Cazotte
Le diable amoureux est sensé être le premier récit fantastique français. Il est contestable qu'il s'agisse d'un conte fantastique et qu'il soit même l'un des premiers. Bref, sans intérêt. Je ne l'ai pas gardé.
Louis-Ferdinand Céline
Voyage au bout de la nuit est l'un des seuls romans que je possède, que j'ai voulu m'obliger à lire et que je n'ai pas pu achever. Ce livre est insupportable, tout comme l'auteur.
Gabriel Chevallier
L'auteur est inconnu mais pas son oeuvre majeure, le roman comique Clochemerle. Portrait au vitriol de la population d'une petite ville de province et de la classe politique, on y assiste à toutes les conséquences de l'érection d'un urinoir près de l'église. Jusqu'à faire échouer une conférence internationale sur le désarmement (où les marchands de canons feront de très bonnes affaires).
Arthur C. Clarke
L'auteur de 2001 : l'odyssée de l'espace et de ses suites plus ou moins médiocres (je me suis arrêté à 2010 : odyssée 2, m'étant contenté de parcourir les autres suites à la Fnac) est très prolifique. Avant l'Eden, Les fontaines du Paradis (que je n'ai pas gardés) ou Les enfants d'Icare sont de gentils livres distrayants qui ne marqueront pas l'histoire de l'humanité.
Bernard Clavel
Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques parues sur Le cavalier du Baïkal. Si on excepte les tous premiers chapitres, c'est nul, invraisemblable, mal mené, sans documentation historique et mal écrit. Rien pour me donner envie de lire autre chose de cet auteur. Je n'ai pas gardé ce livre.
Paulo Coelho
Si le côté évangélisateur de cet auteur peut agacer, il n'en demeure pas moins qu'il écrit magnifiquement. Je préfère Veronika décide de mourir et Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré à La cinquième montagne (faire d'un zélote intégriste un héros positif est tout de même un peu limite) ou à L'Alchimiste. Le manuel du guerrier de la lumière n'est pas un roman.
Collodi
Les aventures de Pinocchio, tellement abimées au cinéma, doivent être lues et relues. C'est superbe.
Sir Arthur Conan Doyle
Outre Le monde perdu, je possède une série d'enquêtes de Sherlock Holmes parue chez Librio : La bande mouchetée, La cycliste solitaire, Le rituel des Musgrave, Les six Napoléons, Le chien des Baskerville et Un scandale en Bohème.
Joseph Conrad
Au coeur des ténèbres est envoutant. Il a inspiré une bonne partie du film Apocalypse Now.
Alain Damasio
Un roman de science-fiction français porté par un excellent bouche-à-oreille, auto-édité puis édité et réédité en poche, cela donnait envie. Mais La horde du contrevent m'a profondément déçu : l'identification des personnages présentant tour à tour leur point de vue par un simple symbole perturbe ; la quête inutile dans un univers de vents éternels auxquels les personnages et leur peuple devraient être habitués mais persistent à vouloir remonter au delà du vent pour, évidemment, finir à leur point de départ après avoir fait le tour de la planète ; une absence de définition de l'univers... Je n'ai pas gardé ce livre.
Maurice G. Dantec
J'ai goûté à cet auteur controversé au travers de Les racines du mal. Certes, c'est glauque. Certes, le côté polar n'est pas repoussant. Mais l'aspect "science-fiction" tant loué chez cet auteur se résume à l'accumulation de miracles (pour ne pas dire de deus ex machina au sens strict, crime absolu d'un auteur) dus à un ordinateur, miracles qui remplacent l'enquête d'un bon polar, le tout dans un contexte millénariste. J'en reste donc là avec cet auteur qui ne m'a pas convaincu. Je n'ai pas gardé ce roman.
Marie Darrieussecq
Truismes, son premier roman, a été un phénomène littéraire. C'est original, agréable à lire mais il ne faut pas exagérer non plus. D'autant que l'auteur n'a pas bien réussi sa fin (et c'est dommage). Je n'ai rien lu d'autre de cette auteur mais ça viendra sans doute.
Alphonse Daudet
Les lettres de mon moulin me sont bien parvenues, avec toute leur drôlerie et leur sagesse. Mais j'ai été très déçu par Sapho que je n'ai pas conservé.
Alexandra David-Neel
Je ne possède que La puissance du Néant et Le lama aux cinq sagesses. Superbes récits parfaits pour introduire aux mythes et à la culture tibétains.
Daniel Defoe
Robinson Crusoe, un grand classique qu'il faut lire tant il a été détourné.
Ingrid Desjours
J'ai acquis et lu le roman policier Echo parce que je connaissais l'auteur. Le mythe de Narcisse et Echo sous-tend toute l'intrigue qui jette un regard cruel mais trop convenu sur le monde des médias au fil d'une enquête sur l'assassinat de deux animateurs vedettes, entrecoupée du journal intime de l'assassin. Ce roman est pour adultes avertis seulement mais reste un polar de type américain qui, s'il se lit bien, n'est pas un monument du genre. Même chose pour Potens. L'argument est cette fois un règlement de compte personnel de l'auteur avec une association de "surdoués". La fin est mieux ficelée que dans Echo mais le petit truc de l'interruption du récit pour avoir les impressions de l'assassin est ici inadéquat : le récit principal n'est en effet plus le seul point de vue de l'enquêtrice.
Virginie Despentes
Encore un phénomène littéraire et cinématographique du genre étoile filante. Autant le film Les jolies choses était très bon, autant le roman est très moyen. Le recueil de nouvelles Mordre au travers est meilleur tout en gardant le même style très agressif. Rompre les codes ne peut pas être une fin en soi.
Philip K. Dick
Cet auteur schizophrène a été trop porté aux nues, surtout par Hollywood qui a adapté souvent très mal un grand nombre de ses nouvelles, mais il reste de jolies oeuvres. Si Ubik est très bon, comme Blade Runner, si des recueils de nouvelles intitulés en France Minority Report, Souvenir ou Total Recall sont géniaux, Le Maître du Haut Château et Dr Bloodmoney, pourtant considérés comme des classiques, sont parfaitement mauvais, mal écrits (ou mal traduits) et mal menés.
Philippe Djian
Je n'ai que 37°2 le matin. Le style très agressif de Philippe Djian est parfois désagréable mais ce roman est désormais un classique. Je n'ai cependant pas eu envie d'aller plus loin avec cet auteur.
Fedor Dostoïevski
Jeune, j'ai lu de lui, sans désormais le posséder, Crime et Châtiment. J'en garde un très mauvais souvenir de livre ennuyeux.
Maurice Druon
Je possède les deux cycles majeurs de cet auteur que j'aime beaucoup : Les grandes familles et Les rois maudits. J'ai également lu et apprécié une oeuvre moins marquante : Les Mémoires de Zeus, parfaites pour réviser sa mythologie avec un récit très vivant. Comme quoi il y a parfois des écrivains de qualité à l'Académie Française.
Pierre Dubois
Des piles de Comptines assassines à la FNAC et une thématique (le détournement des contes de fées) m'avaient attirées. Mais il n'y a aucun détournement : les noms des personnages sont juste empruntés pour des nouvelles sans rapport avec les contes et assez ennuyeuses à lire. Je n'ai pas gardé ce livre.
Vanessa Duriès
Auteur quasiment inconnue, décédée accidentellement très jeune, elle a écrit un récit, Le lien, qui est sans doute l'un des grands moments de la littérature érotique francophone. Avec un style parfait, sans fausse pudeur mais sans les excès absurdes d'Histoire d'O, Le lien est le récit d'une relation sado-masochiste parfaitement assumée.
Umberto Ecco
Si je me suis débarrassé de l'Ile du jour d'avant tellement il était mauvais (je me suis arrêté au bout de quelques chapitres), je me régale toujours des deux romans policiers très originaux Le nom de la rose et Le pendule de Foucault. Le recueil Comment voyager avec un saumon est assez inégal mais globalement très drôle.
Michael Ende
L'histoire sans fin (Die unendliche geschichte) est un merveilleux conte, bien meilleur que les films qui en furent tirés (le premier n'était cependant pas mauvais, même s'il s'arrêtait au milieu de l'histoire).
Nicholas Evans
L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est un bien beau roman à l'eau de rose. Prévoir des mouchoirs. Je n'ai pas gardé ce livre à l'épuisement du stock.
René Fallet
La soupe aux choux est un incontournable de la littérature protestataire... et humoristique !
Mélanie Fazi
J'ai commencé par Arlis des Forains, dans la collection Folio SF alors qu'il s'agit plus d'une fable fantastique et poétique. Un pré-adolescent vivant parmi des forains comprend qu'il a été enlevé en étant jeune et part à la recherche de ses vrais parents, guidé par les fantômes du passé qu'il peut invoquer. L'écriture est belle, le roman captivant, mais la fin un peu en queue de poisson.
Dans la même collection, j'ai davantage aimé les recueils de nouvelles : Notre-Dame aux Ecailles (très bon) et Serpentine (plus inégal avec de l'excellent et du moyen). Toujours très bien écrites, ces nouvelles oscillent entre réalisme fantastique (de type Le Horla) et dark fantaisy à la Lovecraft.
Jim Fergus
Mille femmes blanches est une fiction mais présentée comme une autobiographie. Pour haïr encore plus les cows-boys.
Helen Fielding
Le journal de Bridget Jones révèle à quel point les filles sont stupides. Enfin, au moins UNE fille. Pas les autres, hein?
Gustave Flaubert
Encore une femme stupide : Madame Bovary.
Alain Fournier
Le Grand Meaulnes est un classique bien écrit et sans autre intérêt. Peut-être la première manipulation marketing de l'histoire de la littérature (l'auteur étant mort durant la guerre de 1914-1918, on a fait de ce roman l'oeuvre d'un héros).
Anatole France
Les dieux ont soif est un classique sur la Révolution et la Terreur. Mais pas de quoi en faire tout un plat non plus.
Jostein Gaarder
Le monde de Sophie est-il un roman ? Ce récit présente de manière extraordinairement claire et agréable toute l'histoire de la philosophie occidentale. Passionnant à tous les âges.
Neil Gaiman
L'originalité d'American Gods en fait un roman fantastique intéressant : quand des immigrés arrivent en Amérique, ils amènent leurs dieux avec eux mais ceux-ci ont besoin de se nourrir de prières et de sacrifices ou bien ils meurent. Mais le récit démarre trop lentement : y entrer est difficile, même si la fin est particulièrement bien ficelée. Je n'ai pas conservé ce livre.
Voir aussi Terry Pratchett & Neil Gaiman.
Gabriel Garcia Marquez
Chronique d'une mort annoncée est au moins bref. J'ai également lu Cent ans de solitude qui l'est nettement moins. Ni l'un ni l'autre ne m'ont passionné.
Alex Garland
La plage, ou l'excellent roman désabusé d'un routard. Beaucoup plus violent que le film, surtout la fin beaucoup plus dérangeante.
Théophile Gautier
Je possède un recueil de deux nouvelles : La morte amoureuse et Une nuit de Cléopâtre. Le texte est emphatique, précieux et finalement assez quelconque. C'était peut-être original à l'époque...
André Gide
La symphonie pastorale, un si grand classique...
Jean Giono
Que ma joie demeure et Les âmes fortes sont deux très beaux romans pastoraux. J'adore.
Jean Giraudoux
La Guerre de Troie n'aura pas lieu n'a pas été prémonitoire.
Jean-Wolfgang Goëthe
Faust, un grand classique à redécourvir.
William Golding
Sa majesté des mouches : un roman qui hésite entre la tragédie et le conte moral.
René Goscinny et Sempé
L'humour de Goscinny allié aux dessins de Sempé ont créé un chef d'oeuvre : Le petit Nicolas.
Frères Grimm
Il faut lire les Contes afin de les redécouvrir derrière les milles détournements du cinéma.
Peter F. Hamilton
La saga L'Aube de la Nuit [Rupture dans le Réel (Genèse, Emergence, Expansion) / L'Alchimiste du Neutronium (Consolidation, Conflit) / Le Dieu Nu (Résistance, Révélation)] ferait, selon l'éditeur, 10 millions de signes. Je n'ai pas compté. C'est par contre un joyeux fourre-tout : de l'héroïc space opera, des extra-terrestres mystérieux, des zombies possédés, de la magie, des génocidés qui veulent se venger, des services secrets, du thriller technologique, de la science-fiction sur les nanotechnologies et la bio-ingenierie, sans oublier des pirates, des gangsters (Al Capone ressuscité, il fallait oser !) et de belles histoires d'amour à l'eau de rose. Clairement, il fallait oser. Ca part dans tous les sens, on se perd souvent quand on voit soudain réapparaitre un personnage perdu de vu depuis quelques centaines de pages. Le suspens parvient malgré tout à pousser à continuer la lecture. Mais le récit demeure décousu, mal ficelé, pas toujours cohérent et le final en Deus Ex Machina intolérable. C'est donc une saga à éviter. Je n'ai pas conservé ces livres.
Robert Harris
Fatherland est encore un roman partant d'un changement ponctuel dans l'histoire (une uchronie), en l'occurrence la victoire nazie à Stalingrad entraînant leur victoire globale. Terrifiant, même si le "secret" qu'il faut préserver semble ridicule dans un régime nazi triomphant. Je n'ai pas conservé ce livre.
Robert A. Heinlein
Etoiles, garde à vous (Starship Troopers) n'a rien à voir ou presque avec le film ayant le même titre. Plutôt militariste, voire fascisant, le roman est très controversé, comme son auteur, mais reste intéressant à lire.
Ernest Hemingway
Le vieil homme et la mer et Pour qui sonne le glas sont deux monuments. Mais, comme Victor Hugo, il aurait fallu que l'auteur sache résumer un peu...
Franck Herbert
Chez cet auteur, le meilleur cohabite avec le pire et le moyen. Commençons par le bon : Dune et ses suites (Le Messie de Dune (moyen), Les enfants de Dune (mauvais), L'empereur dieu de Dune (le meilleur de la série, qui mérite qu'on subisse le précédent), Les hérétiques de Dune (moyen) et La maison des mères (mauvais, avec du Deus ex machina à fortes doses)). J'ai supprimé de ma bibliothèque Le Programme Conscience (Destination vide, L'incident Jésus, L'effet Lazare, Le facteur ascension), dont j'avais acquis les deux premiers tomes, décidément sans intérêt. J'ai aussi supprimé de ma bibliothèque Le preneur d'âmes (qui n'est pas de la SF mais est assez quelconque) et Et l'homme créa un Dieu, franchement sans queue ni tête. L'anti-communiste primaire La ruche d'Hellstrom est un bon polard mais reste assez moyen dans l'ensemble, surtout avec son Deus Ex Machina final.
Hermann Hesse
Le monde magique de cet auteur, je l'ai décliné en trois temps : Enfance d'un magicien, Siddharta et Le loup des steppes.
Colin Higgins
Harold et Maude n'est pas qu'un film. C'est aussi un récit extraordinaire.
E.T.A. Hoffman
L'auteur n'est pas basque mais a écrit des Contes fantastiques.
Michel Houellebecq
Extension du domaine de la lutte m'a dégoûté de cet auteur : comment remplir des pages avec du mal de vivre à en vomir.
Victor Hugo
Evidemment le plus grand auteur français mais si le bref Le dernier jour d'un condamné est remarquable d'efficacité, ses chefs d'oeuvre Notre-Dame de Paris et les trois tomes massifs de Les Misérables auraient pu souffrir quelques ablations. Oui, bon, d'accord, quand on est un feuilletoniste payé à la ligne... Je possède également la célèbre pièce Ruy Blas.
Aldous Huxley
Le meilleur des mondes est évidemment incontournable. Ce pur chef d'oeuvre doit être lu et relu, surtout le dialogue entre Mustapha Meunier et le Sauvage. Ce roman est cependant un peu daté et kitsch par certains aspects.
John Irving
Le monde selon Garp aurait gagné en efficacité s'il avait été plus court. Je n'ai pas conservé ce livre.
Sébastien Japrisot
Je n'ai lu de lui que Un long dimanche de fiançailles : l'horreur de la guerre de 14-18, la souffrance de perdre un être aimé sans pouvoir s'y résoudre, le sacrifice final... et le tout avec des mots superbes. Fabuleux roman.
Alexandre Jardin
Le zèbre est un roman médiocre et sans intérêt pour midinettes stupides. Je n'ai pas conservé ce livre.
Raymond Jean
A la fois tendre et drôle, La lectrice a été une petite ode à la littérature. Je n'ai pas conservé ce livre.
Jérôme K. Jérôme
Une amie m'a fait cadeau de Trois hommes sur un vélo, que j'ai donc lu sans jamais avoir lu Trois hommes sur un bateau. L'humour so british de Jérôme K. Jérôme est toutefois très marqué par son temps (la fin du dix-neuvième siècle), parfois à la limite du racisme. Je suis content d'avoir découvert un auteur célèbre mais rien ne me pousse à aller plus loin avec lui.
Joseph Joffo
Pour comprendre la vie des juifs sous l'Occupation, Un sac de billes reste incontournable.
Franz Kafka
Je n'arrive toujours pas à comprendre l'intérêt de cet auteur qui ne sait pas mener un récit, sauf en noyant le lecteur dans des circonvolutions rocambolesques sans fin à l'image de son cerveau dérangé. L'inachevé Le Château reste un record dans les livres aux pages inutiles. La métamorphose et Dans la colonie pénitentiaire sont heureusement nettement plus brefs mais tout autant mauvais. Je n'ai pas conservé ces livres.
Nikos Kazantzaki
Même si cela déplaît à certains prélats ou à des intégristes, La dernière tentation du Christ est un roman extraordinaire dont on ne sort que pour mieux aimer Jésus.
Joseph Kessel
L'un des plus grands romanciers français, que j'ai aimé au travers de Le lion, Belle de jour (dont la subtilité a été abimée en film) et Les cavaliers.
Daniel Keyes
Cet auteur n'est connu que pour le fabuleux Des fleurs pour Algernon. L'opération qui développe l'intelligence a réussi sur la souris Algernon. Mais Charlie est un être humain, même s'il est profondément idiot. Charlie deviendra pourtant bien un génie. Jusqu'au jour où Algernon puis Charlie verront leur état se dégrader. Où l'intelligence ne sera plus qu'un souvenir avant même que tout soit oublié. Et Charlie est conscient de ce qui lui arrive. Ecrit à la première personne, ce roman prend aux tripes. On peut y voir se croiser de nombreux thèmes : la vraie nature de l'intelligence du cerveau et du coeur, l'intégration des handicapés, l'angoisse de la décrépitude certaine, les relations de pouvoir, la relation du génie avec son entourage, l'amour... Un chef d'oeuvre.
Stephen King
Si j'apprécie les adaptations cinématographiques de ses romans, j'ai été très déçu par ses oeuvres, à commencer par Danse macabre. Je n'ai pas conservé ce livre.
Rudyard Kipling
Il faut lire le magnifique et poétique Le livre de la jungle, juste histoire d'oublier le massacre hollywoodien de Disney.
Gérard Klein
C'est par curiosité vis-à-vis du gourou contemporain de la Science-Fiction (ou en tous cas le filtre éditorial incontournable) en France que je me suis acheté son premier roman, Le gambit des étoiles. Ce directeur de collection n'a certes pas écrit un chef d'oeuvre. Donner au jeu d'échec et à une drogue cette utilité pour, disons, découvrir certaines vérités cachées sur l'univers est cependant une idée amusante. Ce roman, bien écrit tout de même, date de 1958 et cela se voit. Je n'ai pas conservé ce livre.
Milan Kundera
L'insoutenable légèreté de l'être est certes un beau roman mais ne m'a pas vraiment convaincu d'aller plus loin avec cet auteur.
Ysabelle Lacamp
Le baiser du dragon a été éliminé de ma bibliothèque à l'occasion d'un rangement. Ce n'est pas parce qu'il y a une scène de cul grossière et bâclée à toutes les pages qu'un roman est agréable, même en Chine médiévale.
Madame de La Fayette
Il faut savoir mourir pour ses idées. Par conséquent, il faut savoir souffrir, c'est un moindre mal. Par anti-sarkozysme primaire, je m'étais donc acheté La Princesse de Clèves. Eh bien, je ne l'ai pas fini ni même été très loin (une trentaine de pages de l'édition Librio). C'est consternant d'absence d'intérêt et d'un style narratif déplorable. Au bout d'une page, un lecteur normal se perd déjà dans les liens de haine au sein de la Cour tant ils sont listés d'une façon ennuyeuse. Tous les princes et les princesses montrent tant de vertus qu'on a envie de vite les pousser vers la guillotine. Si les Thermidoriens ont lu ce soi-disant roman, je comprends la Terreur.
Jean de La Fontaine
Les Fables sont indispensables dans une bibliothèque et cette leçon vaut bien un livre sans doute.
J.M.G. Le Clézio
Quand cet auteur français a obtenu le prix Nobel de littérature en 2008, je me suis précipité sur Désert pour découvrir un auteur dont je n'avais jamais rien lu. C'est certes très bien écrit mais d'un tel ennui que j'ai renoncé à l'achever vers la page 80 sur 438.
Ursula K. Le Guin
J'aime beaucoup cette auteur un peu kitsch aujourd'hui dont j'avais lu de nombreux romans en étant adolescent. Je possède aujourd'hui Les dépossédés, Le dit d'Aka (suivi de Le nom du monde est forêt), Le monde de Rocannon, Planète d'exil, La main gauche de la nuit et le très original L'autre côté du rêve. Chacun mêle une certaine poésie médiévale-fantastique (comme on dirait en jeu de rôle), un brin de philosophie humaniste voire féministe tendance lesbienne et d'écologisme sans oublier de la très bonne science-fiction. J'ai par contre été déçu par la saga de Terremer, qui manque de souffle.
Stanislas Lem
Solaris est un roman un peu chiant comme les aiment les slaves. Mais c'est très original et intéressant. Surtout ne pas croire les cinéastes tordus qui l'ont adapté au cinéma : ce n'est pas du tout une histoire sur l'amour perdu mais plutôt sur les problèmes de communication au sens large.
Bernard Lentéric
De la gentille science-fiction de gare pour passer agréablement le temps dans le train. Même si La nuit des enfants rois fait penser aux Plus qu'humains de Sturgeon, son cycle des Rats aux Fourmis de Werber et Substance B sans doute à quelque chose aussi. Je n'ai pas conservé ces livres.
Eugène Le Roy
J'aime beaucoup les romans réalistes du dix-neuvième siècle. J'ai été comblé avec Jacquou le croquant.
Roy Lewis
Pourquoi j'ai mangé mon père, récit de la vie d'une tribu d'australopithèques, guidée par un inventeur obsédé par l'évolution, est l'un des récits les plus drôles que je n'ai jamais lus.
Jonathan Littell
Les Bienveillantes a obtenu le Prix Goncourt et le Grand Prix du Roman de l'Académie Française en 2006 : deux bonnes raisons de s'en méfier. 1400 pages de mémoires d'un officier SS durant la seconde guerre mondiale sans pratiquement de chapitrage, avec des allers-retours temporels pas toujours justifiés, un vocabulaire de couleur locale qui reste perturbant pour une lecture fluide... C'est certes intéressant comme approche de la deuxième guerre mondiale mais vraiment délayé, lassant et presque illisible. Je n'ai pas conservé ce livre.
Jack London
L'appel de la forêt s'entend à tous les âges.
H.P. Lovecraft
On a créé un mot pour lui : dark fantaisy. Ecrivain maudit, méprisé de son vivant, il a écrit de nombreuses nouvelles, parfois excellentes, parfois mauvaises, dans un univers inquiétant. Je possède les recueils Démons et merveilles, Dagon, La couleur tombée du ciel, Dans l'abîme du temps, Par delà le mur du sommeil et Je suis d'ailleurs.
Rodolphe Maix
Son premier roman, La cote, décrit un monde pas si futuriste où la surveillance est généralisée (il y a des caméras partout, y compris dans les appartements) et générale (chacun regarde en utilisant le successeur d'Internet). Il en résulte un culte absolu de l'image donné aux autres qui se matérialise par cette fameuse cote calculée à partir des votes de chacun. Ce monde se divise de ce fait en deux parties : ceux qui ont une bonne cote, célèbres et privilégiés, et les autres. Dans ce cauchemar, Rodolphe Maix nous emmène à la suite de son héros Jean de haut en bas de La cote avec maestria et un style soigné.
André Malraux
La condition humaine est plus qu'un roman sur la Chine pré-révolutionnaire. C'est l'expression d'un immense talent. Comme quoi on peut être éminence grise d'un président et savoir écrire.
Marivaux
Le jeu de l'amour et du hasard : un classique qui ne m'a pas marqué.
Carole Martinez
Voilà un premier roman, Coeur Cousu, absolument magnifique, sublime et poétique ! Dans une Andalousie et un Maroc du début vingtième siècle, une boite mystérieuse passe de mère à fille ou de soeur à soeur, délivrant, à l'issue d'un rite initiatique, un don qui sera bien souvent une malédiction. La mère obtient ainsi le don de tout coudre ou recoudre avant de devoir fuir son village avec sa marmaille dont chaque membre recevra son lot de dons mystérieux. Publié en 2007, Coeur Cousu a reçu de nombreux prix.
Richard Matheson
Je suis une légende (I'm legend) est paru en 1954 et a été adapté à trois reprises au cinéma : The Last Man on Earth de Vincent Price en 1964 ; Le Survivant de Boris Sagal avec Charlton Heston en 1971 ; et enfin Je suis une légende de Francis Lawrence avec Will Smith en 2007. Je ne connais pas la première adaptation mais, dans les deux suivantes au moins, l'histoire a largement été modifiée au point de transformer totalement le message du roman. Dans le roman, donc, une maladie inconnue a transformé l'humanité en vampires. Il ne reste bien qu'un seul homme sain sur Terre, immunisé pour des raisons inconnues. Un quidam qui analysera certes la maladie mais ne trouvera aucun remède à un mal dont l'origine restera toujours inconnue. Une nouvelle humanité va naître, pour qui ce dernier survivant sera une légende. "I'm legend" constitue la dernière expression du héros et la dernière phrase du roman.
Je possède également de lui un autre roman adapté au cinéma : L'homme qui rétrécit (1956, adapté en film en 1957). Il est étonnant de voir comment un roman de cette époque parle essentiellement de l'acceptation de la différence par les "normaux" et laisse une large place à la sexualité inassouvie source de frustrations.
Guy de Maupassant
Les contes réalistes de cet auteur font partie de mes oeuvres préférées. Je possède plusieurs romans et recueils de récits : Contes de la bécasse, La Maison Tellier / Partie de campagne, La petite Roque, Boule de Suif et Le Horla.
Suzy McKee Charnas
Un vampire ordinaire m'avait attiré par son titre. Il raconte, de fait, la vie d'un tel vampire, prédateur assumé au milieu de son troupeau humain aux Etats-Unis à notre époque, sans aucun lyrisme, mais le côté psychologique m'a laissé un peu sur ma faim, d'autant qu'il y a des longueurs.
Herman Melville
Moby Dick est un monument de la littérature, même s'il aurait pu être plus court... Il est vrai qu'il comprend un vrai mode d'emploi complet de la chasse à la baleine et une étude complète du milieu des marins chasseurs de baleine en Amérique du Nord fin dix-neuvième siècle. Cela peut toujours servir.
Robert Merle
Malevil est la preuve que l'on peut faire un récit sur l'après-guerre nucléaire avec une vraie french touch. L'un des meilleurs romans sur le sujet.
Prosper Mérimée
Avant d'être un opéra, Carmen est un roman d'amour devenu mythique. Superbe.
Gustav Meyrinck
Le très daté et un peu chiant Le Golem reste cependant un classique à lire.
Walter M. Miller Jr.
Cet écrivain est moins célèbre que son drôlissime et génial Un cantique pour Leibowitz : après une guerre nucléaire, l'humanité se reconstruit doucement grâce à un moine idiot qui retrouve un document scientifique par hasard. A lire absolument.
Octave Mirbeau
Le journal d'une femme de chambre est un récit extraordinaire de justesse et d'un style parfait.
Yukio Mishima
J'ai goûté à cet auteur emblématique au travers du petit recueil de "nouvelles" Dojoji et autres nouvelles. Des récits de Geishas, une petite comédie de moeurs et un extraordinaire récit de seppukku.
Jean-Baptiste Poquelin dit Molière
Je possède ses Oeuvres Complètes. Sans commentaire...
Michael Moorcock
On m'avait tellement dit du bien de la Saga Elric que j'ai testé Elric des Dragons. Sans être convaincu car c'est de l'héroic fantasy très convenue. Je n'ai pas conservé ce livre.
Sonia Muller
J'ai acheté Un amour de connasse essentiellement parce que Sonia est une ex-collègue. J'ai eu du mal à finir... et aussi à entrer dedans. La construction sans ponctuation (ou presque), c'est difficile tout de même. A la manière du Petit Nicolas, de Sempé et Goscinny, les incompréhensions conceptuelles de nos chères connasses se transforment en fautes d'orthographe. Mais là, comme cela se passe à Passy et pas boulevard Saint Germain, je ne sais pas si "incompréhensions conceptuelles" est approprié. Bref, c'est un roman sur la bêtise égocentrique des filles de ces riches qui nous gouvernent avec d'excellentes inventions (le télétravail : tu regardes la télé et les autres travaillent pour toi) mais le blogostyle est tout de même gênant à la longue : c'est très drôle sur 20-30 pages, mais ça lasse à la longue... Je n'ai pas conservé ce livre.
Vladimir Nabokov
La première page de Lolita est un des plus grands moments de la littérature érotique sans qu'il y ait une seule évocation scabreuse. Ce roman est un chef d'oeuvre. J'ai ensuite voulu lire cinq ou six autres romans de Nabokov, qui m'ont tous très déçu et que je n'ai pas gardés.
Amélie Nothomb
Je lui suis longtemps resté assez fidèle pour son roman quasi-annuel que j'attendais en livre de poche. Mais à une certaine lassitude vis-à-vis de thèmes sans cesse rebattus (comme la lutte beauté/laideur) est venue s'ajouter l'abominable Acide Sulfurique. Ce fut la fin de ma fidélité.
J'ai conservé d'elle son premier et extraordinaire roman Hygiène de l'assassin (extraordinaire d'originalité), Les catilinaires, Mercure, Stupeur et tremblement (ou pourquoi je préfère la Chine à ces barbares japonais). Je me suis séparé de Le sabotage amoureux, Les combustibles (oui, bon, d'accord, c'est un sacrifice horrible que de brûler des livres...), Péplum, Attentat (excessif), Métaphysique des tubes, Cosmétique de l'ennemi, Robert des Noms Propres, Biographie de la faim (sorte de suite de la Métaphysique des tubes) et Acide Sulfurique (trop caricatural sur la télé-réalité et les obsessions de l'auteur comme le couple beauté/laideur).
George Orwell
Je me souviens de la première fois que j'ai lu 1984 : en plein soleil, l'été. J'ai eu froid. Ce roman mythique ne doit cependant pas faire oublier le non moins extraordinaire conte philosophique La ferme des animaux.
Marcel Pagnol
La gloire de mon père, Le château de ma mère, Le temps des secrets, Le temps des amours : une tétralogie arrosée au pastis.
Daniel Pennac
A côté de la Déclaration des Droits Imprescriptibles du Lecteur dans Comme un roman, la saga Malaussène, drôle et originale, m'a séduite au début avant de me lasser, avec Au bonheur des ogres. J'ai lu mais je n'ai pas conservé La petite marchande de prose, La fée carabine et Monsieur Malaussène. Je me suis arrêté là.
Georges Pérec
L'une des âmes de l'Oulipisme (L'Oulipo étant l'Ouvroir de Littérature Potentielle, autrement dit une école d'écriture où la créativité se déploit sous une (ou plusieurs) contrainte(s) pré-établie(s) ) est surprenant.
J'ai lu avec étonnement W ou le souvenir d'enfance. Deux histoires qui se déroulent sans lien entre elles, sauf au dénouement. Un descriptif du fascisme très original pour l'une. Des mémoires d'un amnésique pour l'autre. Le tout avec un style d'écriture très académique. La vie mode d'emploi examine de son côté l'ensemble des habitants d'un immeuble imaginaire au fil d'une série de nouvelles constituant néanmoins un tout étonnant dans sa construction.
Louis Pergaud
Cet auteur n'est connu que pour son roman de l'enfance rurale, qui a tout de même bien vieilli, La guerre des boutons, malgré trois adaptations cinématographiques.
Charles Perrault
Les incontournables Contes... à redécouvrir à tout âge !
Edgard Allan Poe
Un grand classique du fantastique avec la fabuleuse traduction en Français de Charles Baudelaire : Histoires extraordinaires, Nouvelles histoires extraordinaires, Histoires grotesques et sérieuses.
Terry Pratchett
Je possède de lui Le Grand Livre des Gnomes qui réunit trois nouvelles (les camionneurs, les terrassiers, les aéronautes) et les premiers tomes des Annales du Disque-Monde (La huitième couleur...). S'il y a certes de l'invention et de l'originalité dans ces oeuvres, je suis resté un peu sur ma faim par rapport aux panégyriques entendus sur cet auteur.
Terry Pratchett & Neil Gaiman
Leur oeuvre commune est légendaire, mythique et même apocalyptique : De bons présages (Good omens). Prendre l'amitié de deux concurrents (un ange et un démon) aimant leur marché (la Terre) et souhaitant continuer à s'y affronter tranquillement comme argument d'un roman fantastique dont l'intrigue repose sur l'Apocalypse, il fallait oser. Cette témérité est couronnée de succès et donne un roman bourré d'humour dont on appréciera particulièrement les notes de bas de page.
Jacques Prévert
Paroles : le meilleur poète moderne dans ses meilleures feuilles.
Yann Quéffélec
Un romancier efficace pour des intrigues solides avec un style direct : Le charme noir, Les noces barbares, Disparue dans la nuit. Avec lui, pas de pages inutiles.
Raymond Queneau
Zazie dans le Métro m'a laissé pantois. Rompre les règles tant de la syntaxe que du récit ou des conventions sociales ne peut être une fin en soi. C'est certes original mais pas de quoi en faire tout un plat non plus.
Pauline Réage
Histoire d'O, le roman érotique le plus sulfureux du siècle, est finalement assez mauvais, dans son style comme dans son intrigue décousue. Or Le lien, par exemple (voir Vanessa Duriès), a montré qu'il était possible de parler de sadomasochisme avec talent.
Jules Renard
Histoires naturelles : de jolies historiettes...
Anne Rice
J'ai d'abord goûté son cycle des vampires : le très original Entretien avec un vampire et ses suites plus classiques (Lestat le vampire, La reine des damnés, le voleur de corps et Memnoch le démon). J'ai également lu Pandora et Armand le vampire mais je me suis arrêté là et je n'ai pas gardé ces deux là : à force de tirer sur la corde sans se renouveler, Anne Rice l'a un peu usée. On peut commencer à Entretien avec un vampire et s'arrêter à La reine des damnés sans dommage pour rester au mieux avec l'oeuvre marquante d'Anne Rice. Celle-ci a transformé la mythologie du vampire fondée par Bram Stocker. Au point que le principe du Don Obscur a envahi l'adaptation cinématographique pourtant très fidèle du roman de ce dernier, Dracula, par Francis Ford Coppola. Si on regarde les anciens films ou romans de vampires, on ne devient vampire qu'en étant mordu (comme par un loup garou) sans être suffisamment vidé de son sang pour mourir. Avec Anne Rice apparait la notion d'échange : la victime ne devient vampire que si elle boit le sang d'un vampire. Et plus le vampire s'abreuve de sang, surtout s'il s'agit d'autres vampires, plus il acquiert de pouvoirs. Cela change totalement le cours des histoires et les motivations des personnages. Anne Rice a également fait de ses vampires de vrais personnages avec leurs psychologies crédibles, au coeur des intrigues. Elle a créé un univers qui a influencé l'inconscient collectif occidental au même titre que Tolkien ou Stocker.
J'ai également lu, dans le cycle des sorcières, Le lien maléfique. Bien que ce cycle soit réputé, je lui ai trouvé beaucoup de lourdeur, assez peu d'originalité et une absence de crédibilité de la psychologie des personnages. Je n'ai pas conservé ce livre. Et cette obsession de voir des esprits vouloir s'incarner (comme dans la Reine des Damnés)...
Jules Romains
Il faut lire Knock avant d'aller voir son médecin. Plus que drôle : vraiment sérieux.
Edmond Rostand
Quel panache, ce Cyrano de Bergerac ! A lire absolument. Je me suis aussi délecté de Chantecler, une pièce qui n'eut que peu de succès à l'époque (essentiellement parce qu'elle était difficile à jouer et à mettre en scène).
J.K. Rowling
Cette femme a changé l'imaginaire occidental en créant un mythique petit sorcier : Harry Potter. Je suis fan ! Même si les derniers tomes montrent l'usure du concept...
Pascale Roze
Son Chasseur zéro vrombit avec talent.
Jean-Christophe Rufin
Après 1984 et Le meilleur des mondes, il fallait bien une nouvelle utopie totalitaire plus conforme à nos dérives actuelles. C'est fait avec le très réussi Globalia, un excellent roman d'anticipation sur une civilisation dans un avenir proche, ultra-capitaliste oligarchique, totalitaire grâce à la manipulation de masse mais où les personnes normales sont persuadées d'être libres.
Outre Globalia, je possède son roman ayant obtenu le Prix Goncourt : Rouge Brésil. Ce roman d'aventure est basé sur des faits réels (rappelés en postlogue) et méconnus : la conquête française du Brésil. Les thématiques abordées (la confrontation entre calvinistes et catholiques...) et un style riche font de ce roman un vrai chef d'oeuvre. Je possède également son thriller écologique Le parfum d'Adam.
Comme quoi des Prix Goncourt peuvent être de bons romans.
Salman Rushdie
J'ai voulu posséder et lire Les versets sataniques comme un devoir civique et moral. Eh bien, je ne comprends pas ce que reprochent les intégristes musulmans à ce texte qui, de toutes façons, est simplement mauvais, décousu et sans queue ni tête. Je n'ai pas conservé ce livre.
Marquis de Sade
La philosophie dans le boudoir est une oeuvre provocatrice. Sortie de son contexte historique, elle n'a aucun intérêt.
David Safier
Maudit Karma est un petit roman allemand qui ne marquera pas l'histoire et ne restera pas éternellement dans ma bibliothèque mais c'est très mignon et drôle. Une animatrice de télévision négligeant sa famille meurt écrasée par la chute d'un satellite au sommet de sa gloire (ou presque) et se réincarne avec une obsession : retrouver sa famille humaine et réussir morte ce qu'elle n'a pas réussi vivante.
Françoise Sagan
Bonjour tristesse ou le désoeuvrement et l'égoïsme érigés en idéaux. Au moins, la langue est belle.
Antoine de Saint Exupéry
Le conte le plus merveilleux jamais écrit : Le Petit Prince.
George Sand
J'aime beaucoup les romans réalistes de la fin dix-neuvième. Je suis comblé avec La mare aux diables, François le champi et La petite fadette.
Jacques Serguine
Un éloge de la fessée autobiographique décliné en trois parties implacables : quand, pourquoi, comment ? Un autre roman qui se veut gentiment érotique mais rapidement ennuyeux (au point que j'ai arrêté ma lecture avant la fin) sur, encore une fois, la fessée, l'attendrisseur. Je n'ai pas conservé ces livres.
Marie Shelley
Frankenstein ou le Prométhée moderne : un mythe qu'il faut lire. Trop souvent, on n'a en tête que les mauvaises adaptations cinématographiques alors qu'il s'agit d'un roman fabuleux de nuances et de subtilités, même si son côté scientifique fait évidemment sourire aujourd'hui.
Robert Silverberg
Evidemment un des très grands de la Science Fiction et du fantastique, mais pas seulement. Ainsi, bien que publié en collection de science-fiction, le Livre des Crânes est plutôt un ouvrage initiatique voire policier, ou bien un road-roman (par analogie avec le road-movie). Mais, trop souvent rapproché du précédent, Le Fils de l'Homme est un délire sans queue ni tête
Le très original La Porte des Mondes raconte quant à lui ce qui aurait pu se passer si l'Europe n'avait pas conquis le monde mais avait subi la peste puis les invasions... pour le plus grand bonheur des indiens.
Le recueil de novellas (romans courts) Né avec les morts associe de la science-fiction basique (La vallée hors du temps) et du bon fantastique (Partir, Thomas le Proclamateur, Né avec les morts).
Côté Science-Fiction pure enfin, le classique Les Monades Urbaines (une description par de courtes nouvelles d'un monde futuriste abominablement vertical) et l'original Les déportés du Cambrien sont des incontournables. Les déserteurs temporels, par contre, est un petit bouquin plus ordinaire où, malheureusement, toute la richesse de l'intrigue n'est pas exploitée comme on pourrait s'y attendre : de nombreuses portes sont posées mais jamais ouvertes.
La Tour de Verre est très intéressant par certains aspects : voilà des androïdes qui prennent leur créateur humain pour un Dieu mais attendent de lui qu'il fasse de ses créatures les égales de l'homme après avoir construit une tour de verre destinée à communiquer avec des extra-terrestres. Mais le héros créé une situation où l'humanité est mise en péril alors que lui s'enfuit, ce qui est pour le moins étrange.
Avec Isaac Asimov, il a écrit le très bon Le Retour des Ténèbres sur l'histoire d'un monde où au moins un soleil brille en permanence, jusqu'au jour où...
Clifford D. Simak
Je n'ai lu de cet auteur que le très connu Demain les chiens (City), un recueil de nouvelles enchaînées sur le devenir de l'homme, dont la civilisation est remplacée par celle des chiens, mais où il manque un souffle, une idée forte. Je n'ai pas conservé ce livre.
Georges Simenon
Je n'ai lu que L'affaire Saint Fiacre. Un bon roman policier.
Dan Simmons
Les Cantos d'Hypérion (Hyperion, La Chute d'Hyperion - 2 tomes chacun) ont beau être couramment encensés, je n'ai pas accroché du tout. Je me suis forcé à aller jusqu'au milieu du troisième livre mais, là, j'ai craqué. A la base, l'histoire n'est pas forcément mauvaise mais tout est superficiel (même la psychologie des personnages) et finalement la rédaction alambiquée complique la lecture sans rien apporter. Quant aux références permanentes à un poète romantique anglais sans intérêt pour faire intellectuel, c'est franchement énervant. Et reste toujours la question : mais où veut en venir l'auteur ? Je n'ai pas conservé ces livres.
Alexandre Soljénitsyne
Bon, la vie au Goulag, ce n'était pas les vacances si l'on en croit Une journée d'Ivan Dénissovitch.
Norman Spinrad
Sur les dérives de la télévision, de l'info-spectacle et du militantisme outrancier à tendance terroriste : En direct.
John Steinbeck
Oui, il y a une culture américaine et pas seulement une sous-culture. Ce romancier en est la preuve. J'ai adoré : Des souris et des hommes, Les raisins de la colère, Au dieu inconnu et A l'Est d'Eden. J'ai eu un peu plus de mal à rentrer dans l'histoire tragicomique des marginaux de Tortilla Flat et l'histoire de la grève des ouvriers agricoles de En un combat douteux m'a semblé longue à démarrer.
Neal Stephenson
C'est un auteur peu connu en France mais son roman Le Samouraï Virtuel (Quel titre à la noix en français ! Snow Crash était tout de même mieux !) est cependant un bon polard cyberpunk. Je possède aussi de lui l'Age de Diamant. Ces deux romans sont intéressants pour découvrir le cyberpunk et ses codes : le premier au sujet des mondes virtuels, le second pour l'usage des nanotechnologies.
Bruce Sterling
Les mailles du réseau (Islands in the net) est également un bon polard cyberpunk. Approprié pour découvrir le Cyberpunk.
Robert Louis Stevenson
Encore un livre fondateur d'un mythe qu'il faut redécouvrir derrière sa propre légende : Le cas étrange du Dr Jekyll et de M. Hyde.
Bram Stocker
Le mythe a écrasé l'oeuvre et c'est dommage. Il faut relire et apprécier la subtilité de Dracula.
Todd Strasser
Son récit La Vague transcrit plus ou moins une expérience menée en Californie par un professeur d'histoire pour faire comprendre les mécanismes du fascisme à ses élèves. Le film de Dennis Gansel tiré de ce récit assez morne malgré un sujet en or était beaucoup plus percutant.
Charles Stross
Cet auteur anglais a réussi, avec le Bureau des Atrocités, à faire un ensemble de nouvelles sur une agence de contre-espionnage vouée à l'occulte en Grande Bretagne et mêlant policier, science-fiction (la magie assistée par informatique, c'est chic), fantastique et, enfin, humour anglais.
Théodore Sturgeon
Les plus qu'humains et Cristal qui songe sont-ils de la science-fiction ? Plutôt du fantastique mais il s'agit surtout de romans magnifiques, magiques, par un auteur incontournable.
Patrick Süskind
L'auteur d'un des romans les plus fabuleux du siècle, Le Parfum, aurait dû s'arrêter là au lieu de croire que le lecteur pourrait devenir Le Pigeon voire La Contrebasse, aussi mauvais l'un que l'autre et que je n'ai pas conservés.
Jonathan Swift
Un monument de la littérature mondiale : Voyages de Gulliver.
Jean Teulé
J'ai de lui deux récits historiques. Tout d'abord, Mangez-le si vous voulez, narrant un fait divers du 16 août 1870 dans le Périgord, très intéressant sur la mécanique des foules. Et j'ai également acquis Le Montespan sur le destin tragi-comique du mari cocu par Louis XIV et de sa belle qu'il ne cessa d'aimer.
J.R.R. Tolkien
La trilogie du Seigneur des Anneaux (La communauté de l'anneau, Les deux tours, Le retour du Roi) et son introduction Bilbo le hobbit constituent un monument, un univers entier qui a marqué l'imaginaire occidental. Il est dommage que le Silmarillon, inachevé, soit confus. Et il serait aussi dommage d'oublier les oeuvres extérieures à la Saga, comme le merveilleux Fäerie.
Léon Tolstoï
La mort d'Ivan Illitch, suivi de Maître et serviteur et de Trois morts : trois courts récits pour un talent unique.
John Kennedy Toole
Quatre fois plus court, La conjuration des imbéciles aurait été quatre fois meilleur. Mais c'est tout de même assez génial.
Michel Tournier
Vendredi ou les limbes du Pacifique est une excellente réponse à Daniel Defoe...
Henri Troyat
Je n'ai de lui que le très beau La neige en deuil.
Jack Vance
Il a écrit de très nombreuses choses que j'ai parfois lues, jeune, en bibliothèque (cycle de Lyonesse...). Je possède de lui le très décevant (peut-être parce que marqué par son époque) Cycle de Tschaï, le brillant, drôle et incontournable Space Opera. La vie éternelle est, si on excepte une fin bâclée et décevante, ce dernier est un très bon roman sur les effets de la découverte d'un traitement contre la vieillesse. Le recueil Croisades réunit quatre grosses nouvelles très inégales.
A.E. Van Vogt
C'est un auteur prolifique, pas toujours bon, je suis donc loin d'avoir tout lu de lui ! Le banal côtoie l'excellent mais l'ensemble ne déçoit pas. Le plus extraordinaire reste A la poursuite des Slans. Son Monde des non-A est assez inconsistant et peut donc être évité (je ne l'ai pas acheté). La faune de l'espace, Les armuries d'Isher et le recueil Les monstres n'ont pas déshonoré ma bibliothèque mais je ne les ai pas conservés.
John Varley
Peu connu, il a pourtant écrit des romans intéressants sur un avenir de l'humanité qui peut être vu comme assez optimiste dans les grandes lignes mais... en fait pessimiste si on lit bien et qu'on est attentif à la psychologie des personnages. Je possède Champagne bleu et Gens de la Lune.
Jean Bruller dit Vercors
Le silence de la mer suivi de La marche à l'étoile : des récits poignants et de grand talent sous l'Occupation.
Alexandre Vialatte
Les fruits du Congo ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable. Je n'ai pas conservé ce livre.
Boris Vian
L'écume des jours et L'herbe rouge ont sans doute été trop portés aux nues. L'originalité surréaliste et les idéaux gauchistes ne font pas le talent.
François-Marie Arouet dit Voltaire
Un sommet d'humour et d'intelligence : Candide.
Mika Waltari
Le roman historique porté par un grand talent de conteur : Sinouhé l'Egyptien, L'Etrusque et Les Amants de Byzance.
Herbert George Wells
Cet écrivain moraliste a probablement écrit parmi les meilleurs romans de science-fiction. S'attachant à la morale plus qu'à la technique, il ne se démode pas, au contraire d'autres. Ses oeuvres ont en tous cas marqué l'imaginaire occidental, même si les adaptations cinématographiques de celles-ci sont en général mauvaises. Je possède : La guerre des mondes (en fait un récit sur les réactions des uns et des autres face à une invasion suivie d'occupation), Les premiers hommes dans la Lune (amusant), L'homme invisible (un classique), La machine à remonter le temps (surtout une critique sociale, ne l'oublions pas), La guerre dans les airs et le ravissant mais tragique Miss Waters (une histoire de sirène).
Bernard Werber
L'originalité et le meilleur côtoie le facile et le médiocre. Pour le meilleur, sa saga Les fourmis, Le jour des fourmis, la révolution des fourmis (le moins bon du lot) avec son annexe Encyclopédie du savoir relatif et absolu, le livre secret des fourmis. Je n'ai pas gardé le mauvais qui partait pourtant de bonnes idées : Les thanatonautes, Le père de nos pères. Et je me suis arrêté là. Le personnage, il est vrai, m'énerve de plus en plus : je ne supporte pas son inculture, son manque de structuration et son ton professoral lié à un orgueil incroyable.
Oscar Wilde
Encore un incontournable : Le portrait de Dorian Gray.
Walter Jon Williams
Câblé (Hardwired) est un bon roman cyberpunk. Approprié pour découvrir ce genre.
Robert Charles Wilson
Porté par des critiques élogieuses, j'ai découvert Blind Lake avec enthousiasme. L'approche de la question de l'extra-terrestre est ici traitée avec une grande originalité tout en la mettant en perspective avec les situations très humaines. L'idée de forcer les héros à une quarantaine est également ingénieuse. C'est de la très bonne SF même si le démarrage est un peu lent.
Marguerite Yourcenar
Deux très grandes oeuvres de très grand talent : Mémoires d'Hadrien et L'oeuvre au noir. Oui, il y a de bons écrivains à l'Académie Française.
Roger Zelazny
La saga des princes d'Ambre est réputée. J'y ai goûtée avec Les neufs princes d'Ambre sans y trouver le moindre intérêt tant il y a de deus ex machina. Je n'ai pas conservé ce livre.
Emile Zola
A côté de Germinal, je possède un petit recueil Librio de nouvelles intitulé La mort d'Olivier Bécaille. Le mot "classique" devient galvaudé...
Stefan Zweig
Le joueur d'échec et le recueil de nouvelles Amok : des récits courts, surprenants, fabuleux.

